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Pourquoi Claude nous a d'abord mal conseillés sur notre SEO

En avril, une IA a optimisé tout notre code SEO. Cinq mois plus tard, toujours rien sur Google. Ce qui manquait, et comment on a corrigé.

En avril 2026, nous avons demandé à Claude, l’assistant d’IA d’Anthropic avec lequel nous développons notre site, d’améliorer notre référencement. En quatre jours, le travail était fait, et bien fait : balises de titre et de description, images de partage, données structurées pour Google, plan du site en français et en anglais, fichier robots.txt ouvert aux robots des IA, fichier llms.txt pour ChatGPT et ses cousins, FAQ balisée, fil d’Ariane, images allégées, accessibilité.

Cinq mois plus tard, fuushia.com ne sortait toujours ni sur Google, ni dans les réponses des assistants d’IA.

L’IA ne s’était pas trompée sur ce qu’elle avait fait. Elle s’était trompée de sujet, et nous avec elle. Voici ce qui manquait, comment on l’a corrigé, et la liste que nous aurions aimé avoir en avril.

Ce qu’on avait demandé, ce qu’on avait obtenu

La demande tenait, en substance, en une phrase : « améliore le SEO du site ». Une IA qui travaille dans un code source fait exactement ce qu’on lui demande avec ce qu’elle voit. Elle voyait des fichiers HTML, des balises, des images. Elle a donc optimisé des fichiers HTML, des balises et des images.

Tout ce qu’elle a produit est conforme aux bonnes pratiques. Rien n’était faux. Mais tout portait sur la forme d’un site que personne ne voyait encore.

Google le dit lui-même dans sa documentation : les données structurées rendent possible un affichage enrichi, sans le garantir. Et son guide de démarrage SEO est clair sur la priorité : créer du contenu que les gens trouvent utile influencera probablement votre présence dans les résultats plus que toutes les autres recommandations du guide. Nous avions fait l’inverse : tout le reste, et pas le contenu.

Ce qui manquait vraiment

Fin septembre, nous avons repris le sujet avec une autre question : « pourquoi est-ce que ça ne marche pas ? ». L’audit a fait apparaître des trous que l’on ne voit pas dans le code.

Aucune mesure côté moteurs de recherche. Nous avions des statistiques de visites, mais pas de compte Google Search Console, donc aucun moyen de savoir si Google connaissait nos pages ni sur quelles recherches il nous montrait. Le plan du site existait, mais il n’avait jamais été soumis. Pas de compte Bing Webmaster Tools. Pas de fiche Google Business Profile. Nous avions optimisé à l’aveugle pendant cinq mois.

Une copie du site sur un autre domaine. Après notre changement d’hébergeur en septembre, le domaine technique fourni par la plateforme servait une copie complète du site, accessible et indexable. Pour un moteur, deux sites identiques, c’est un problème de doublon.

Un fichier pour les IA qui contredisait le site. Notre llms.txt, écrit en avril, n’avait jamais été mis à jour : il parlait d’interventions « sur site » alors que le diagnostic se fait en visio, et ne mentionnait aucun prix alors que nos tarifs sont publics. Une IA qui trouve deux versions différentes d’une même entreprise a de bonnes raisons de se méfier des deux.

Rien pour comprendre qui nous sommes et où. Sept pages indexables par langue, dont trois utilitaires. Des titres en forme de slogan (« Tarifs — FUUSHIA », seize caractères). Aucune ville : notre zone, c’était « France ». Et aucune page qui réponde à une question qu’un dirigeant de PME taperait vraiment.

Pourquoi l’IA ne l’avait pas vu

Une IA optimise ce qu’on lui montre. Elle ne vérifie pas ce qu’elle ne voit pas.

Search Console, Bing Webmaster, la fiche Google : rien de tout ça n’existe dans un dépôt de code. Le doublon n’apparaissait qu’en interrogeant le site en production, pas en lisant les fichiers. Et le décalage entre llms.txt et le reste du site s’est creusé au fil des mois, sans que personne ne repose la question.

Ce n’est pas un défaut propre à un modèle. C’est la façon dont on l’avait utilisé : une demande vague, aucune donnée réelle, aucune vérification en production. Un consultant humain à qui l’on aurait donné uniquement le code aurait sans doute fait la même chose. Un bon consultant aurait commencé par demander : « vous avez accès à la Search Console ? »

Ce qu’on a corrigé, en deux jours

Les 29 et 30 septembre :

  • Mesurer d’abord : création de la Search Console (propriété de domaine), soumission du plan du site, import dans Bing Webmaster Tools, création de la fiche Google Business Profile (zones desservies, sans adresse publique, en cours de validation).
  • Supprimer le doublon : le domaine technique renvoie désormais une consigne de non-indexation.
  • Une seule version des faits : llms.txt réécrit à partir du site, avec les vrais tarifs HT et le diagnostic en visio.
  • Dire où nous sommes : un titre principal par page qui porte le sujet et la zone (Bouches-du-Rhône, Paris et Île-de-France), les mêmes zones déclarées partout.
  • Écrire pour de vraies questions : ouverture du blog. Cet article est le quatrième.

Les résultats, sans les embellir

Ce que la Search Console montre du 29 septembre au 10 octobre : 50 impressions, 1 clic, position moyenne 13. La recherche qui nous affiche le plus souvent est « test chatgpt entreprise », qui correspond à notre premier article, Votre entreprise existe-t-elle pour ChatGPT ?.

C’est peu, et c’est trop tôt pour en tirer une conclusion. Mais c’est un chiffre constaté, sur une vraie source, là où en avril nous n’avions rien. Pour reprendre la grille de notre article sur le ROI d’un projet IA : l’effet du travail technique d’avril reste inconnu, et il le restera, faute de mesure de départ.

La liste à faire avant de toucher une balise

Si vous voulez travailler votre référencement, avec ou sans IA, voici l’ordre que nous suivrions aujourd’hui. Les premiers points ne demandent aucune compétence technique.

  1. Vérifier que Google vous connaît : tapez site:votre-domaine.fr dans Google. Si rien ne sort, le reste peut attendre.
  2. Ouvrir la Search Console et y soumettre votre plan du site. C’est gratuit, et c’est la seule source fiable sur ce que Google voit de vous.
  3. Importer le site dans Bing Webmaster Tools : depuis un compte Search Console, cela prend quelques minutes.
  4. Créer ou compléter votre fiche Google Business Profile si vous servez une zone géographique.
  5. Chercher les copies de votre site : ancien domaine, domaine technique de l’hébergeur, version http ou sans www. Une seule adresse doit répondre, les autres doivent y rediriger.
  6. Mettre vos informations en cohérence : site, fiche Google, LinkedIn, llms.txt s’il existe. Mêmes services, mêmes zones, mêmes prix.
  7. Écrire une page par vraie question de vos clients, avec votre ville quand elle compte.
  8. Ensuite seulement, les balises, les données structurées et la performance.

Bien utiliser une IA pour son SEO

Nous continuons à travailler avec Claude, y compris sur ce sujet. Ce qui a changé, c’est la façon de lui parler :

  • Lui donner des données réelles : un export de la Search Console vaut mieux que mille fichiers de code.
  • Lui demander ce qu’il ne voit pas : « qu’est-ce qui pourrait bloquer notre visibilité et que tu ne peux pas vérifier depuis le code ? » Cette seule question aurait fait apparaître la Search Console en avril.
  • Faire vérifier en production, pas dans les fichiers : ce que voit un moteur, c’est le site en ligne.
  • Lui faire lister ses hypothèses avant d’agir, et les relire.

Ce qui reste humain

Choisir ses zones, décider de ce qu’on vend, répondre aux vraies questions de ses clients à partir de son expérience : aucune IA ne le fera à votre place. Et surtout, se demander si l’on pose la bonne question. En avril, nous avions une bonne réponse à une mauvaise question.

Par où commencer cette semaine

Faites le test site: sur votre domaine, puis ouvrez la Search Console si ce n’est pas déjà fait. Dans un mois, vous aurez votre premier chiffre constaté. Pour savoir ce que les IA disent de vous, suivez notre test en 15 minutes.

Et si vous voulez qu’on regarde ensemble ce qui manque, avec vos données plutôt qu’avec des suppositions, c’est l’objet du diagnostic gratuit de 30 minutes. Nos autres accompagnements sont sur la page services.

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